Portrait : Robert Haldane
Portrait · réveil
Robert Haldane
1764 – 1842 · Genève · le Réveil de Genève
- Naissance1764, Londres, dans une famille écossaise
- Lieu d’actionL’Écosse, puis Genève (1816-1817) et Montauban
- Ce qu’il a laisséLe Réveil de Genève et une génération de pasteurs qui ont réveillé la France
Officier de la marine des Indes, puis riche propriétaire écossais, Haldane se convertit vers 1795 et vend son domaine d’Airthrey pour financer l’évangélisation de l’Écosse avec son frère James : écoles de prédicateurs, lieux de culte, envoi d’évangélistes. Il devient l’un des artisans du renouveau évangélique écossais, hors de l’Église établie.
À l’automne 1816, il arrive à Genève, la ville de Calvin, et trouve une Académie où l’on n’enseigne plus guère la divinité du Christ ni le salut par la grâce. Il ouvre son salon aux étudiants en théologie et leur explique, soir après soir, l’épître aux Romains. Autour de sa table se trouvent Merle d’Aubigné, le futur historien de la Réforme, Frédéric Monod, Louis Gaussen, Henri Pyt, Ami Bost : la génération du Réveil. Il poursuit à Montauban, auprès de la faculté protestante, jusqu’en 1819.
Son commentaire de l’épître aux Romains, tiré de ces soirées, restera un classique. Les hommes qu’il a réveillés fondent des sociétés bibliques et missionnaires, des Églises libres — à Genève en 1849, en France la même année avec Frédéric Monod — et redonnent au protestantisme français son élan évangélique.
Pourquoi il compte pour les Églises d’aujourd’hui
Haldane montre qu’un réveil peut naître d’une simple étude biblique menée avec sérieux. Les libristes, une part des réformés évangéliques, les sociétés d’évangélisation du XIXe siècle et, par elles, bien des Églises évangéliques actuelles descendent de ce salon genevois où l’on lisait Romains.
« Car je n’ai point honte de l’Évangile : c’est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit. »
— l’épître aux Romains fut le texte de ses soirées genevoises
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