Portrait : Jan Hus
Portrait · précurseur
Jan Hus
v. 1372 – 1415 · Prague · l’Unité des Frères
- Naissancev. 1372, Husinec (Bohême)
- Lieu d’actionPrague, chapelle de Bethléem ; mort à Constance
- Ce qu’il a laisséUn peuple attaché à la Bible en tchèque, puis l’Unité des Frères
Prêtre et professeur, recteur de l’université de Prague, Hus prêche à partir de 1402 à la chapelle de Bethléem, en tchèque et non en latin, devant des foules. Nourri des écrits de Wycliffe, il appelle l’Église à la pauvreté et à la fidélité à l’Écriture, dénonce la vente des indulgences (1412) et affirme que le Christ, non le pape, est la tête de l’Église. Excommunié, il doit quitter Prague.
Convoqué au concile de Constance sous la protection d’un sauf-conduit impérial, il y est emprisonné, sommé de se rétracter, et refuse tant qu’on ne l’aura pas convaincu par l’Écriture. Il est brûlé vif le 6 juillet 1415, en chantant. Sa mort soulève la Bohême : les guerres hussites, puis, en 1457, la naissance d’une Église de paix et de simplicité évangélique, l’Unité des Frères (Unitas Fratrum).
Cent ans plus tard, Luther découvre les écrits de Hus et reconnaît : « nous sommes tous hussites sans le savoir ». Écrasée par la Contre-Réforme après 1620, l’Unité des Frères survit en secret, et c’est son reste qui renaîtra à Herrnhut, chez Zinzendorf, en 1722 : les moraves, présents dans la suite de ce dossier.
Pourquoi il compte pour les Églises d’aujourd’hui
Hus relie directement les précurseurs aux réveils : sans lui, pas d’Unité des Frères ; sans l’Unité des Frères, pas de moraves ; sans les moraves, pas de conversion de Wesley ni de méthodisme. Il montre aussi ce qu’a coûté, longtemps, la simple demande d’être convaincu par l’Écriture.
« Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. »
— la vérité (veritas) fut son mot : « Cherche la vérité, écoute la vérité, apprends la vérité, aime la vérité, dis la vérité, tiens la vérité, défends la vérité jusqu’à la mort »
Dossier en ligne · familles et repères · édition 2026