Catch The Fire

Familles d’Églises

Histoire de Catch The Fire, de Toronto en 1994 à sa présence en France : héritages, convictions et paysage charismatique.

John et Carol Arnott1994

Catch The Fire — le rameau néo-charismatique issu de Toronto

  • CTF Lyonassociation cultuelle, 2017
  • Réseau Catch The FireToronto, dès 1996
  • Bénédiction de Toronto1994
  • Vineyard, « troisième vague »dès 1982
  • Renouveau charismatiquedès 1960
  • Azusa Street1906
  • Réforme1517
Le 20 janvier 1994, des réunions conduites par le pasteur Randy Clark dans la Toronto Airport Vineyard — Église dirigée par John et Carol Arnott — ouvrent une vague de renouveau connue sous le nom de « Bénédiction de Toronto ». Prière pour la guérison, prophétie, thème de l’amour du Père, prière contemplative et manifestations corporelles diverses attirent en quelques mois des visiteurs du monde entier. Le mouvement traverse de nombreuses dénominations et suscite d’importants débats théologiques, y compris en milieu évangélique et charismatique : ses participants y lisent une visitation du Saint-Esprit, d’autres en discutent les manifestations et les fruits.
En décembre 1995, Vineyard met fin à l’affiliation de l’Église de Toronto : ses responsables, John Wimber en tête, estiment que la place prise par certaines manifestations devait céder devant les éléments centraux de l’Écriture. L’Église devient indépendante sous le nom de Toronto Airport Christian Fellowship, puis prend celui de Catch The Fire ; le réseau Partners in Harvest, né du même milieu, lui est intégré en 2019. C’est cette rupture qui fait de Catch The Fire un réseau autonome, et non une branche de Vineyard.
Le réseau ne se présente pas comme une dénomination centralisée mais comme une famille relationnelle et apostolique ; en août 2026, son site mondial annonce 181 Églises, ministères, missions et réseaux, dans 30 pays et 16 langues, de Montréal à Zurich, Oslo, Sydney ou Hong Kong. Les Églises locales gardent leur autonomie et reçoivent du réseau formation et accompagnement. Sa confession de foi affirme le Dieu trinitaire, l’autorité de la Bible, la divinité et la résurrection corporelle du Christ, la nécessité de la nouvelle naissance et l’actualité des dons du Saint-Esprit : exactement le socle commun présenté à la fin de ce document.

Dossier en ligne · familles et repères · édition 202636 / 49

Catch The Fire en France et dans le paysage charismatique

En France, la seule implantation officiellement identifiée est Catch The Fire Lyon, constituée en association cultuelle protestante évangélique en janvier 2017, dans le 6e arrondissement de Lyon. Elle porte aussi des écoles et des sessions sur la prière, l’identité en Christ, la guérison intérieure et les dons spirituels, ce qui lui donne une audience plus large que son assemblée dominicale. Aucune des sources publiques consultées ne documente une affiliation à la FPF ou au CNEF.
Pentecôtisme classique1901-1906

De nouvelles dénominations naissent : Assemblées de Dieu, Église de Dieu, et en France les ADD.

Renouveau charismatiquedès 1960

Les dons spirituels se diffusent à l’intérieur des Églises existantes, catholiques comprises.

Néo-charismatisme1980-1990

Réseaux non dénominationnels : Vineyard, puis Toronto et Catch The Fire.

À retenir · Catch The Fire appartient bien au protestantisme évangélique charismatique, avec le même socle confessionnel que les autres familles de ce document. Mais il ne descend pas du pentecôtisme français classique : c’est un rameau greffé en 1994 sur le renouveau charismatique, par la branche Vineyard.

Repères complémentaires

Structure du réseau

Catch The Fire se présente comme une famille relationnelle et apostolique. Les communautés locales gardent leur autonomie tout en recevant accompagnement, formation et relations internationales.

Socle confessionnel

Sa confession de foi affirme notamment le Dieu trinitaire, l’autorité biblique, la divinité et la résurrection corporelle du Christ, la nouvelle naissance et l’actualité des dons spirituels.

Accent spirituel propre

Le langage de « l’amour du Père », de l’identité en Christ, de la guérison intérieure et de l’écoute prophétique marque fortement ses écoles et ses ministères.

Sources du complément : Catch The Fire Global et Catch The Fire Lyon

Dossier en ligne · familles et repères · édition 202637 / 49

Précision de lecture — CTF en France

Au 13 août 2026, Lyon est la seule entrée française visible dans l’annuaire officiel du mouvement ; cette donnée est vivante et peut avoir changé depuis. L’adresse d’un lieu de réunion ne se confond pas avec le siège juridique d’une association. Enfin, la chaîne Azusa → renouveau charismatique → Vineyard → Toronto décrit des influences et des contextes successifs, non une filiation institutionnelle continue.

Sources et repères

Bibliographie du parcours

  • Sébastien Fath, Une autre manière d’être chrétien en France. Socio-histoire de l’implantation baptiste (1810-1950), Labor et Fides.
  • Sébastien Fath et Jean-Paul Willaime (dir.), La nouvelle France protestante. Essor et recomposition au XXIe siècle, Labor et Fides.
  • André Encrevé (dir.), Les protestants (Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine), Beauchesne.
  • Patrick Cabanel, Histoire des protestants en France, XVIe-XXIe siècle, Fayard.
  • Jean Baubérot, Histoire du protestantisme, PUF, « Que sais-je ? ».
  • Musée virtuel du protestantisme — notices thématiques et biographiques.

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