Idées reçues et glossaire

Repères comparatifs

Cinq malentendus fréquents sur les Églises protestantes et évangéliques, avec un glossaire pour comprendre leurs principaux sigles.

Cinq malentendus fréquents

Cinq phrases entendues souvent, et ce que l’histoire des familles permet d’y répondre.

Malentendu 1

« Les évangéliques, c’est américain. »

Les mennonites arrivent en Alsace au XVIe siècle, les libristes naissent à Paris en 1849, les Frères s’implantent en Ardèche dans les années 1830, les huguenots professants viennent du Désert cévenol. L’apport américain est réel — les missions baptistes, le pentecôtisme — mais il est tardif et partiel.

Malentendu 2

« Évangélique et protestant, ce sont deux choses. »

Les familles évangéliques de ce document s’inscrivent dans l’histoire issue de la Réforme, et plusieurs unions siègent à la fois à la FPF et au CNEF. « Évangélique » désigne une sensibilité à l’intérieur du protestantisme, pas à côté de lui.

Malentendu 3

« Notre Église est la plus fidèle à l’Église primitive. »

Chaque famille a une histoire, des pionniers, des institutions et des bifurcations — y compris la nôtre. Cela ne diminue rien : c’est même la meilleure protection contre l’illusion d’être né directement du livre des Actes.

Malentendu 4

« Les Témoins de Jéhovah sont une Église évangélique. »

Ils partagent des racines historiques avec l’évangélisme américain du XIXe siècle, mais leur rejet de la Trinité les place hors du protestantisme confessant. Connaître leur généalogie évite deux erreurs : les confondre avec nous, ou nier qu’ils viennent de quelque part.

Malentendu 5

« Des influences communes signifient que les Églises sont identiques ou appartiennent à la même organisation. »

Repérer des influences communes ne signifie pas que les Églises sont identiques, ni qu’elles appartiennent toutes à la même organisation. Une proximité historique, théologique ou spirituelle peut exister sans lien juridique, fédératif ou de succession institutionnelle.

Dossier en ligne · familles et repères · édition 202648 / 49

Précision de lecture — Origines historiques diverses

Les familles évangéliques se situent dans l’histoire issue de la Réforme ; les groupes voisins traités dans le dossier n’en « descendent » pas tous directement. Les mouvements diffus ont plusieurs pionniers plutôt qu’un fondateur unique.

ADD
Assemblées de Dieu de France (pentecôtistes, 1932)
AEEBLF
Association évangélique d’Églises baptistes de langue française
AEEMF
Association des Églises évangéliques mennonites de France
CAEF
Communautés et assemblées évangéliques de France (Frères larges)
CNEF
Conseil national des évangéliques de France (2010)
CTF
Catch The Fire (réseau néo-charismatique international, Toronto ; Lyon depuis 2017)
EPUdF
Église protestante unie de France (réformés + luthériens, 2013)
FEEBF
Fédération des Églises évangéliques baptistes de France
FPF
Fédération protestante de France (1905)
UEEL
Union des Églises évangéliques libres (libristes, 1849)
UEEM/F
Union de l’Église évangélique méthodiste de France
UNEPREF
Union nationale des Églises protestantes réformées évangéliques de France

Dossier en ligne · familles et repères · édition 2026

Sources et repères

Bibliographie du parcours

  • Sébastien Fath, Une autre manière d’être chrétien en France. Socio-histoire de l’implantation baptiste (1810-1950), Labor et Fides.
  • Sébastien Fath et Jean-Paul Willaime (dir.), La nouvelle France protestante. Essor et recomposition au XXIe siècle, Labor et Fides.
  • André Encrevé (dir.), Les protestants (Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine), Beauchesne.
  • Patrick Cabanel, Histoire des protestants en France, XVIe-XXIe siècle, Fayard.
  • Jean Baubérot, Histoire du protestantisme, PUF, « Que sais-je ? ».
  • Musée virtuel du protestantisme — notices thématiques et biographiques.

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