Page de médailles · précurseursDeux pièces · avers
La galerie des portraits
Chaque pièce porte, gravée sur son cercle, la vie de l’homme ; l’exergue donne ce qui reste de lui.
Pièce I · précurseur
Les pauvres de Lyon
Marchand lyonnais devenu prédicateur itinérant après avoir fait traduire l’Écriture en langue vulgaire. Sa communauté survivra aux persécutions et rejoindra la Réforme trois siècles plus tard.
Vie
v. 1140 – v. 1206
Foyer
Lyon
Pièce II · précurseur
L’Écriture au-dessus du pape
Théologien d’Oxford, à l’origine de la première traduction complète de la Bible en anglais. Ses écrits circuleront jusqu’en Bohême et nourriront le mouvement hussite.
Vie
v. 1330 – 1384
Foyer
Oxford
Le mot évangélique
Ce qu’il dit, ce qu’il ne dit pas
Le mot vient d’evangelium, la bonne nouvelle : au XVIe siècle il désigne simplement ceux qui veulent revenir à l’Évangile. En France, il a pris depuis le XIXe siècle un sens plus précis, celui d’un protestantisme qui insiste sur quatre points : l’autorité de la Bible, la nécessité d’une conversion personnelle, la centralité de la croix, l’engagement dans le témoignage et le service.
Ce n’est donc ni une dénomination, ni une importation américaine : c’est une sensibilité qui traverse des familles très différentes — dont plusieurs sont nées en France ou en Suisse bien avant l’influence des États-Unis. Et l’adjectif « évangélique » ne s’oppose pas à « protestant » : il en désigne une part.
Ces deux hommes précèdent la Réforme. On ne les appelle pas « évangéliques » au sens actuel : le mot se fixe bien plus tard. Les frapper ici signale une même exigence — l’Écriture accessible et première — non une filiation institutionnelle directe.
Dossier en ligne · familles et repères · édition 202612 / 49
Page de médailles · précurseurs et réformateursSix pièces · avers
La galerie des portraits
Deuxième page : de Prague aux Cévennes, ceux qui ont donné à la Réforme sa théologie, ses Églises de professants et ses réveils.
Pièce I · précurseur
L’Unité des Frères
Prédicateur de la chapelle de Bethléem à Prague et disciple de Wycliffe, il est brûlé à Constance en 1415 malgré un sauf-conduit impérial. Ses fidèles fonderont en 1457 l’Unité des Frères, dont descendent les frères moraves.
Vie
v. 1372 – 1415
Foyer
Prague
Pièce II · réformés et luthériens
Les 95 thèses
Moine augustin et professeur de Bible, il conteste en 1517 le commerce des indulgences et redécouvre la justification par la foi seule. Sa traduction de la Bible en allemand met l’Écriture entre les mains du peuple.
Vie
1483 – 1546
Foyer
Wittenberg
Pièce III · réformés et luthériens
Théologien des huguenots
Exilé de France, il publie à Bâle l’Institution de la religion chrétienne puis organise l’Église de Genève, d’où partent les pasteurs des Églises réformées de France. Son ordre presbytéro-synodal structure encore le protestantisme réformé.
Vie
1509 – 1564
Foyer
Genève
Pièce IV · mennonites
Père des mennonites
Prêtre frison rallié en 1536 à l’anabaptisme pacifique, il rassemble les communautés dispersées après le désastre de Münster. Son nom reste attaché aux mennonites, Églises de professants attachées à la non-violence.
Vie
1496 – 1561
Foyer
Frise
Pièce V · réformés · le Désert
Restaurateur du Désert
À vingt ans, il réunit en 1715 le premier synode du Désert et réorganise les Églises réformées clandestines après la Révocation. Depuis Lausanne, il forme ensuite les pasteurs qui reprennent le chemin de la France.
Vie
1695 – 1760
Foyer
Cévennes
Pièce VI · méthodistes
Père du méthodisme
Pasteur anglican au cœur « étrangement réchauffé » à Aldersgate en 1738, il prêche en plein air aux foules ouvrières et organise ses convertis en sociétés. Le méthodisme naît de ce réveil, sans rupture voulue avec l’Église d’Angleterre.
Vie
1703 – 1791
Foyer
Londres
Dossier en ligne · familles et repères · édition 202613 / 49
Page de médailles · libristes, Frères et pentecôtistesSix pièces · avers
La galerie des portraits
Troisième page : au XIXe et au XXe siècle, les Églises libres, les assemblées de Frères, le pentecôtisme, les Étudiants de la Bible — et, plus haut, la première Église baptiste.
Pièce I · libristes
Fondateur des libristes
Pasteur à Paris, marqué par le Réveil de Genève, il quitte en 1849 l’Église réformée concordataire pour fonder avec Agénor de Gasparin l’Union des Églises évangéliques libres. Il veut une Église de professants, indépendante de l’État et fondée sur une confession de foi.
Vie
1794 – 1863
Foyer
Paris
Pièce II · assemblées de Frères
Les assemblées de Frères
Ancien ministre anglican d’Irlande, il rejoint les premiers Frères de Plymouth et parcourt dès 1837 la Suisse romande, puis le Midi de la France. Ses assemblées, sans clergé, se réunissent autour de la Cène et de la lecture de l’Écriture.
Vie
1800 – 1882
Foyer
Irlande, Midi
Pièce III · pentecôtistes
Pionnier pentecôtiste
Évangéliste anglais arrivé au Havre en 1930, il prêche le baptême du Saint-Esprit et la guérison chez Hélène Biolley, au Ruban Bleu. De ce foyer naissent les Assemblées de Dieu de France.
Vie
1900 – 1967
Foyer
Le Havre
Pièce IV · pentecôtistes
Apôtre des gens du voyage
Pasteur des Assemblées de Dieu, il baptise dès les années 1950 les premiers Tsiganes convertis en Bretagne et fonde la mission Vie et Lumière. Elle est devenue une union pentecôtiste mondiale parmi les gens du voyage.
Vie
1921 – 2001
Foyer
Bretagne
Pièce V · Étudiants de la Bible
Les Étudiants de la Bible
Commerçant de Pittsburgh formé dans le sillage du millérisme, il fonde en 1879 la revue La Tour de Garde et le mouvement des Étudiants de la Bible. Ses successeurs en feront les Témoins de Jéhovah, en rupture avec la foi de Nicée.
Vie
1852 – 1916
Foyer
Pittsburgh
Pièce VI · baptistes
La première Église baptiste
Séparatiste anglais réfugié à Amsterdam, il se baptise en 1609 avec sa communauté au contact des mennonites : c’est la première Église baptiste. Son compagnon Thomas Helwys rapporte le baptême du croyant à Londres en 1612.
Vie
1570 – 1612
Foyer
Amsterdam
Dossier en ligne · familles et repères · édition 202614 / 49
Page de médailles · réveils, adventisme et Étudiants de la BibleSix pièces · avers
La galerie des portraits
Quatrième page : d’Azusa Street à Herrnhut, les réveils, l’adventisme et les Étudiants de la Bible — avec le Réveil de Genève et la Réforme de langue française.
Pièce I · pentecôtistes
Le réveil d’Azusa Street
Prédicateur noir, fils d’anciens esclaves de Louisiane, il conduit à partir de 1906 les réunions d’Azusa Street à Los Angeles. Ce réveil interracial est la source commune de la plupart des Églises pentecôtistes.
Vie
1870 – 1922
Foyer
Los Angeles
Pièce II · millérisme · adventistes
Les adventistes du septième jour
Après la « grande déception » millérite de 1844, ses visions et ses écrits structurent le mouvement qui devient en 1863 l’Église adventiste du septième jour. Sabbat, santé et attente du retour du Christ en sont les marques.
Vie
1827 – 1915
Foyer
États-Unis
Pièce III · Étudiants de la Bible
Les Témoins de Jéhovah
Juriste, successeur de Russell à la tête de la Société Watch Tower en 1917, il centralise le mouvement et lui donne en 1931 le nom de Témoins de Jéhovah. Sa christologie non nicéenne les place hors des familles protestantes.
Vie
1869 – 1942
Foyer
Brooklyn
Pièce IV · moraves
Le réveil morave
Comte saxon élevé dans le piétisme, il accueille sur ses terres les descendants des Frères de Bohême : Herrnhut naît en 1722, le réveil en 1727. Les Moraves envoient dès 1732 leurs premiers missionnaires et marquent John Wesley.
Vie
1700 – 1760
Foyer
Herrnhut
Pièce V · Réveil de Genève
Le Réveil de Genève
Laïc écossais, il réunit en 1816-1817 dans son salon genevois des étudiants en théologie pour lire l’Épître aux Romains. Merle d’Aubigné, Gaussen, Frédéric Monod et Henri Pyt sortent de ce Réveil.
Vie
1764 – 1842
Foyer
Genève
Pièce VI · réformés et luthériens
Réformateur de langue française
Évangéliste dauphinois passé par le cénacle de Meaux, il gagne Neuchâtel et Genève à la Réforme et obtient à Chanforan, en 1532, le ralliement des vaudois. C’est lui qui retient Calvin à Genève en 1536.
Vie
1489 – 1565
Foyer
Suisse romande
Dossier en ligne · familles et repères · édition 202615 / 49
Page de médailles · de Saillens aux ArnottQuatre pièces · avers
La galerie des portraits
Cinquième page : quatre visages, de la tour de Constance au renouveau charismatique de Toronto.
Pièce I · baptistes
L’institut biblique
Pasteur baptiste, évangéliste et auteur de cantiques, il fonde en 1921 avec sa femme Jeanne l’Institut biblique de Nogent-sur-Marne, qui forme depuis des serviteurs de toutes les familles évangéliques. Il incarne un baptisme français de tradition revivaliste.
Vie
1855 – 1942
Foyer
Nogent-sur-Marne
Pièce II · réformés · le Désert
La résistance du Désert
Enfermée trente-huit ans à la tour de Constance pour sa foi réformée, elle refuse d’abjurer et soutient ses compagnes ; le mot « Résister » gravé sur la margelle lui est attribué. Elle est libérée en 1768.
Vie
1711 – 1776
Foyer
Aigues-Mortes
Pièce III · anabaptistes
Les premiers anabaptistes
Humaniste zurichois, d’abord disciple de Zwingli, il baptise le 21 janvier 1525 les premiers adultes sur profession de foi : l’anabaptisme est né. Banni de sa ville, il meurt de la peste l’année suivante.
Vie
v. 1498 – 1526
Foyer
Zurich
Pièce IV · charismatiques · Catch The Fire
La bénédiction de Toronto
Pasteurs de la Toronto Airport Vineyard, ils voient éclater en janvier 1994 un réveil qui attire des visiteurs du monde entier. Leur Église devient Catch The Fire, réseau charismatique aujourd’hui présent en France.
Repère
Toronto, 1994
Foyer
Toronto
Dossier en ligne · familles et repères · édition 202616 / 49